Attentats contre Hitler

Attentats contre Hitler
Attentats contre Hitler


De 1921 à 1945, une quarantaine d'attentats furent commis contre Hitler ; ils échouèrent avant leur réalisation ou en raison des circonstances. Les plus connus et les plus spectaculaires sont certes celui de Johann Georg Elser en 1939 et celui du 20 juillet 1944, mais il ne faut pas oublier tous ceux qui, organisés en petits groupes ou seuls, voulaient libérer l'Allemagne et, à partir de 1939, l'Europe du régime nazi, ce qui n'était envisageable qu'en éliminant Hitler, chef suprême des forces armées, auquel l'armée, sans le soutien de laquelle un changement de régime n'était pas possible, avait prêté sur l'honneur un serment de fidélité. Et effectivement, le putsch à Berlin et à Paris du 20 juillet aurait pu réussir si l'attentat n'avait pas échoué, mais l'armée, lorsqu'elle a appris que son chef suprême était encore en vie, ne pouvait pas être du côté des putschistes.
Une difficulté de taille pour l'organisation d'un attentat consistait à se procurer des explosifs, ce qui était très difficile, surtout pour des officiers qui étaient immédiatement soupçonnés de vouloir préparer un putsch. Les résistants s'exposaient donc au danger de mort par le simple fait d'essayer de se procurer de l'explosif et des détonateurs.
Il était de plus extrêmement difficile de planifier un attentat, car Hitler, qui était bien sûr toujours entouré de sa garde personnelle de SS, ne donnait jamais d'indications précises sur son emploi du temps, et déterminait à la dernière minute l'heure à laquelle il arriverait à un rendez-vous et le moyen de transport qu'il utiliserait pour s'y rendre. Hitler, qui savait très bien qu'il était constamment exposé à des tentatives d'attentats, restait toujours imprévisible.

Principaux attentats contre Hitler:

1933

Le 4 mars, le menuisier Kurt Lutter et quelques camarades du KPD, parti communiste allemand, voulaient tuer Hitler en faisant exploser une bombe lors d'un meeting de campagne électorale à Königsberg. Mais il furent dénoncés et arrêtés la veille de leur tentative d'attentat, et finalement libérés à la fin de l'année 1933 par manque de preuves.

1934

La tentative d'attentat de Dr. Josef "Beppo" Römer échoua ; il essaya en 1942 de préparer d'autres attentats, mais il fut exécuté en 1942 avec d'autres résistants.

Le groupe du Dr. Helmuth Mylius essaya de commettre un attentat, mais ces hommes furent arrêtés avant de pouvoir le réaliser ; on ne sait pas ce qu'ils sont devenus.

1936

Le 4 juillet, l'étudiant juif Helmut Hirsch voulut assassiner Hitler à Nuremberg, mais fut arrêté peu de temps avant l'attentat. Il fut accusé de haute trahison, condamné à mort le 8 mars 1937 et exécuté le 4 juin 1937.

1939

Le menuisier Johann Georg Elser, qui voulait à tout prix éviter la guerre et mettre fin à la dictature, plaça une bombe le 8 novembre 1939 dans le Bürgerbräukeller à Munich où Hitler commémorait chaque année sa tentative de putsch du 9 novembre 1923, et où le dictateur devait comme chaque année tenir un discours de 20h30 à 22h00. Elser régla le minuteur pour 21h20. Mais Hitler échappa à la détonation, qui tua huit personnes, parce qu'il partit à 21h07 pour ne pas manquer son train, car il n'était pas sûr de pouvoir utiliser son avion privé le lendemain, en raison du brouillard.


Elser voulait fuir en Suisse, mais fut arrêté par la Gestapo à la frontière une heure avant l'explosion, en raison du contenu suspect de ses bagages. A la mi-novembre, il fut transféré à Berlin, puis interné dans les camps de concentration de Sachsenhausen et de Dachau. Peu avant la fin de la guerre, le ministre du Reich Heinrich Himmler ordonna l'exécution d'Elser, qui fut fusillé le 9 avril 1945 à Dachau.

1941

Le feld-maréchal Erwin von Witzleben, commandant en chef des territoires occupés de l'Ouest à Saint-Germain, cherchait depuis 1940 à rallier des membres de l'état-major à ses projets d'attentat. Il parvint à réunir entre autres le capitaine de cavalerie Graf von Waldersee, membre de l'état-major du commandant de Paris, ainsi que le commandant Alexander von Voß et le capitaine Graf Schwerin von Schwanenfeld, qui faisaient tous deux partie de l'état-major de von Witzleben.


Ils étaient en contact avec Goerdeler et Hassell, qui les encourageaient à commettre l'attentat. Goerdeler se rendit à plusieurs reprises à Paris, afin d'assurer au capitaine Graf Waldersee que toutes les mesures à accomplir lors du putsch contre Hitler étaient mises en place et que l'on pouvait procéder à son assassinat.


Il était prévu d'abattre Hitler sur sa tribune, Place de la Concorde, lors d'un défilé militaire sur les Champs-Élysées qui devait avoir lieu en mai 1941. De plus, Graf Schwerin, officier d'ordonnance de von Witzleben, était prêt à lancer une grenade sur Hitler si l'occasion se présentait. Mais le dictateur annula au dernier moment le défilé militaire à Paris et ne vint pas.

Beppo Römer tenta à plusieurs reprises de 1941 à 1942 des attentats à Berlin.

1943

Les généraux Hubert Lanz et Hans Speidel et le colonel Hyazinth Graf von Strachwitz décidèrent au quartier général du groupe d'armées B à Walki en Russie, d'arrêter Hitler à l'aérodrome de Poltawa avec un contingent soigneusement choisi de la division blindée sous le commandement de von Strachwitz, et de l'abattre en cas de résistance, avec laquelle il fallait bien évidemment compter. Le feld-maréchal Rommel était également informé de ces plans, mais il était alors en Afrique.


Mais Hitler atterrit contre toute attente à Saporoshe et non à Poltawa.

Le 13 mars 1943, Hitler était à Smolensk. Pendant le dîner, Henning von Tresckow, chef d'état-major de la deuxième armée, demanda à Brandt, un colonel accompagnant Hitler, de bien vouloir acheminer à Berlin un petit paquet soi-disant destiné au colonel Stieff. Le paquet, contenant apparemment deux bouteilles de Cointreau, dissimulait une bombe composée de deux mines et d'un détonateur à acide. Quand Hitler partit prendre son avion, accompagné par Henning von Tresckow, Fabian von Schlabrendorff alla lui aussi à l'aérodrome avec le paquet d'explosifs.


Lorsqu'il fut sûr que Brandt montait dans le même avion que Hitler, Schlabrendorff appuya sur le paquet pour briser l'ampoule d'acide, puis donna le paquet d'explosifs à Brandt. La bombe était réglée de manière à ce qu'elle explose au bout de 30 minutes, mais Hitler atterrit sans problème deux heures plus tard. Les conspirateurs en informèrent alors le groupe putschiste à Berlin et récupérèrent le paquet avant qu'il n'explose.


Il s'est avéré que le détonateur avait fonctionné correctement ; on présume que la bombe n'a pas explosé en raison du froid.

Après cet attentat échoué, Rudolph Christoph Freiherr von Gersdorff fut prêt à sacrifier sa vie en tuant Hitler au moyen de mines qu'il avait dissimulées dans les poches de son manteau. C'étaient les deux mines anglaises qui avaient été auparavant cachées dans l'avion de Hitler, avec le seul détonateur adaptable que les conspirateurs aient pu trouver, et qui devait faire exploser la bombe dix minutes après son amorçage - il était impossible de procéder différemment.


L'attentat devait avoir lieu lors d'une exposition à Berlin, mais il échoua en raison du départ prématuré de Hitler, qui n'est resté que deux minutes regarder l'exposition, avant de sortir du bâtiment pour parler avec des soldats blessés. Von Gersdorff, qui ne pouvait pas suivre Hitler sans être suspecté et arrêté immédiatement par la garde personnelle du dictateur, dut alors désamorcer les mines.

# Posté le vendredi 15 juin 2007 03:05

L'Attentat du 20 Juillet 1944

L'Attentat du 20 Juillet 1944
L'Attentat du 20 Juillet 1944




Le 20 Juillet 1944 au matin , le Colonel Claus Von Strauffenberg se prépare à se rendre au bunker du führer appellé :" Wolfsschanze" en français cela donne :" la tanière du loup" .

Le Colonel Claus Von Strauffenberg est a la tête d'un mouvement de resistance d'officiers de la Wehrmacht contre Adolf Hitler. La bombe qu'il transporte dans sa malette ce jour-là doit mettre un therme à l'horreur de la dicature nazie et Hitler doit à tout prix mourir.

Lorsque Hitler est hélu chancelier en 1933 , Stauffenberg l'admire , jusqu'au moment où avec son ami Henning Von Tresckow lors des terribles affrontements en Pologne , que les deux hommes prennent brutalement conscience de la véritable nature du prétendu combat contre les forces bolcheviques : En realité , les S.S massacrent des populations entières , vieux, femmes, enfants , juifs , de plus , Henning Von Tresckow reconnait que la campagne de Russie est une catastrophe pour l'Allemagne.

Lors de sa campagne en Afrique du Nord, Von Strauffenberg assiste impuissant à l'abbatage d'un jeune soldat allemand , le colonel prends alors conscience que Hitler conduit le peuple allemand à sa perte . IL veut mettre un therme à cela , il est prêt à y laisser sa vie .

C'est nottement l'amour pour sa jeune épouse Nina et ses quatre enfants qui le poussent à lutter contre Hitler et à préparer une vie meilleure aux générations futures. Strauffenberg perd un oeil lors de sa campagne africaine , et il a de plus en plus de mal à marcher , grand blessé de guerre , il est rappatrillé en Allemagne ou il devient le cerveau d'un complot contre le dicateur nazi .

Le 20 Juillet , Hitler l'invite à presenter les nouvelles divisions militaires de barrage dans son bunker , ce qui donne l'occasion à Strauffenberg d'être assis tout prêt du dictateur.
IL glisse alors sous sa table une malette remplie d'explosifs , sous un faux pretexte il quitte ensuite la salle en compagnie de son adjudant , Haeften .

Les deux hommes entendent l'explosion et remarquent que l'on évacue un homme enveloppé dans la pélerine du Führer.Strauffenberg est persuadé de la reussite de son attentat ; Hitler est mort , une erreur fatale de jugement !!!!

Strauffenberg s'envole pour Berlin afin de prendre en main le régime :" d'après guerre" et il déclenche le plan de renversement :" Walkyrie"

IL est prévu que le maréchal von Witzleben prenne le haut commandement de la Wehrmacht. Les villes allemandes vont être prévenues par télégramme de se tenir en état d'alerte . L'atmosphère est tendue mais Euphorique. Les unités S.S des pays occupés sont desarmées .

Cependant, divers points-clés du mouvement de Resistance ne se déroulent pas comme prévus :


:" Walkyrie" est declenché trop tard

L'occupation du quartier des ministère par le Major REMER échoue
tout comme celle de la maison de la radio

La rumeur selon Hitler serait toujours vivant depuis peu à peu une horrible verité

De plus en plus d'officiers perdent espoir et se rangent du côté du Führer

La fin de ce complot est precipitée , brûtale et sanglante

Des fidèles armées de Hitler s'attaquent au coeur de la resistance et prennent d'assaut le bâtiment de la rue Bendler , là ou le groupe de Strauffenberg s'était refugié pour mener à bien le complot . Strauffenberg et les acteurs du complot présents dans le bâtiments sont condamnés pour haute trahison par le général FROM et executés sur le champ exepté le Général Hupner qui sera emprisonné.



Photo :

Von Strauffenberg
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# Posté le vendredi 15 juin 2007 03:06

Kurt Gerstein

Kurt Gerstein
Kurt Gerstein

Né en 1905, Kurt Gerstein s'intéresse très tôt aux choses de le Religion et intégre les jeunesses évangéliques au début des années 30.Il adhére au parti socialiste en 33 mais entre rapidement en conflit avec le pouvoir nazi. Il est meme arrêté à deux reprises par la Gestapo et exclu du parti hitlérien.Curieusement,malgré ses réticences idéologiques, il intégre volontairement les Waffen SS en mars 41.

Gerstein expliquera ultérieurement sa décision comme un acte d'"entrisme", lui permettant de constater de visu ce qui se tramait dans les hautes sphères du nazisme et dans les camps d'extermination.Témoin actif, grace à son double statut de médecin et de technicien, des atrocités commises par les nazis, Kurt Gerstein, durant la guerre, parvient à informer les plus hautes sommités de l'Eglise et quelques diplomates étrangers du génocide en cours, mais on ne l'écouta pas...

En avril-mai 45, fait prisonnier par les forces alliées, il rédige le rapport Gerstein, témoignage fondamental sur les camps.
Il est retrouvé pendu dans sa cellule en juillet 45 et le doute persiste quant à la thèse officielle du suicide.Gerstein sera reconnu comme "innocent" et pleinement réhabilité en 65, soit 20 ans plus tard...

Deux ans auparavent, eut lieu la première réprésentation scènique du Vicaire, pièce redevable au dramturge Rolf Hochhuth qui contribua à faire connaitre l'itinéraire de Gerstein à un large public.La pièce dont s'inspire le film de Costa Gavras: Amen, suscita d'intenses polémiques. L'Osservatore Romano, organe de presse du vatican, décrivait la pièce, en 63, comme une "oeuvre théâtrale absurde contre l'oeuvre pacifiste de Pie 12" : Oeuvre pacifiste ou mutisme?...

Jusqu'en 1951, les textes rédigés par Gerstein entre le 26 avril et le 6 mai 1945 n'ont été lus que par un nombre très restreint de personnes, essentiellement des officiers des Services de Renseignement alliés, des magistrats de différentes nationalités et quelques rares journalistes .Pour ces premiers lecteurs, la réalité des exterminations massives dans des chambres à gaz n'était pas mise en doute; les "confessions" de Gerstein venaient simplement renforcer leur conviction.




Mais, loin de considérer l'officier S.S. comme un antinazi qui s'était lui-même chargé de la mission de révéler au monde extérieur des atrocités jusqu'alors inconnues, ces ennemis inconditionnels de l'Allemagne Nationale-socialiste ont vu en Gerstein un criminel de guerre qui avait choisi un système de défense original pour se disculper.

S'ils ont relevé des invraisemblances dans des textes, probablement lus à la hâte, ces invraisemblances ont été pour eux des raisons supplémentaires pour rejeter la bonne foi de l'auteur des textes, sans pour autant contester l'authenticité des faits exposés.Gerstein a perdu la vie dans cette aventure.



Son suicide est plausible mais il n'est pas certain; en Allemagne, sa famille et ses amis protestants ne croient pas au suicide. Il est vrai que les circonstances de sa mort sont peu claires et que l'on ne s'explique pas pourquoi son épouse n'a été informée du décès de son mari qu'en 1948.

Au Grand Tribunal de Nuremberg, le PS-1553 ne fut pas retenu; en tout cas il ne fut pas utilisé; sur l'insistance française, seules quelques factures de Zyklon B annexées au document principal furent prises en considération. Il y a d'ailleurs une étude particulière à effectuer sur ces factures tant dans leur rédaction que dans leur présentation dactylographique; elles suscitent des interrogations qui peuvent faire douter de leur authenticité.
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# Posté le vendredi 15 juin 2007 03:12

Fritz Kolbe

Fritz Kolbe
Fritz Kolbe



Le nom de Fritz Kolbe (1900 - 1971) est à peu près inconnu du grand public, et pourtant cet Allemand a joué un rôle capital pendant la Seconde Guerre Mondiale, en tant qu'une des principales sources de renseignements américains, depuis le c½ur du Ministère des Affaires Étrangères nazi.

Fonctionnaire travailleur ayant déjà beaucoup voyagé, Fritz est un anti-nazi et un anti-communiste convaincu. Après 1933 et l'avènement d'Hitler, il résiste aux pressions pour entrer au Parti, ce qui donnerait pourtant un coup de pouce à sa carrière ; mais il apprend à taire sa haine des nazis. Jouer au benêt inoffensif devient sa principale tactique. Protégé par des personnes influentes qui apprécient ce travailleur infatigable, il devient malgré tout un rouage de l'Auswärtiges Amt, le centre de la diplomatie nazie, à Berlin. Il va même plusieurs fois au c½ur du quartier général hitlérien.

Plus la guerre s'avance, plus il découvre les aspects les plus barbares du Troisième Reich : mépris des lois de la guerre, élimination physique des opposants, déportations... Comme tout Berlinois, il souffre des bombardements de plus en plus fréquents et violents. Même au poste subalterne qui est le sien, il est aux premières loges pour s'apercevoir que, dès 1942, le vent commence à tourner.



Trahison

Le simple rédacteur de tracts défaitistes, qu'il est alors, prend alors la décision de contacter les Alliés pour trahir son pays : pour lui, une défaite rapide face aux Anglo-saxons vaut mieux qu'une victoire nazie, une longue guerre, la conquête de l'Allemagne par Staline ou une insurrection communiste.

Son moyen favori est le courrier diplomatique avec Berne. La Suisse est alors neutre, encerclée par l'Axe, obsédée par la crainte d'une invasion allemande, et une plaque tournante de l'espionnage. Le courrier entre Berlin et la légation allemande de Berne ne peut être confié à n'importe qui, et Fritz Kolbe sera souvent ce messager. On est en 1943, et la Wehrmacht perd alors progressivement pied en Russie.

En face, dans l'ambassade américaine en Suisse, se trouve Allen Dulles de l'OSS, futur directeur de la CIA.


Très vite, il sait flairer le potentiel énorme de ce petit fonctionnaire exalté qui lui amène spontanément, par centaines, des copies de télégrammes diplomatiques allemands, et des indications sur des sites industriels stratégiques, et ce qui a été plus ou moins mal bombardé. Fritz refuse de travailler pour l'argent, c'est un idéaliste ½uvrant pour l'après-guerre.





Exploitation

Il est frustrant que les informations de Kolbe soient longtemps sous-exploitées par les Alliés.
D'une part, les communications entre Kolbe et Dulles, puis entre une ambassade américaine isolée au sein de la mer brune et l'extérieur sont forcément difficiles, surtout à l'époque de la cryptographie balbutiante. Les « tuyaux » de Fritz sont donc souvent périmés.
D'autre part, les Alliés se méfient comme de la peste d'un piège possible, d'informations destinées à les allécher pour les intoxiquer plus tard[2]. Méfiance entre services et querelles de plate-bandes font le reste.
Ce n'est donc qu'assez tard que les informations de Kolbe remontent au plus haut niveau, même si elles servent très vite à recouper d'autres informations.

Kolbe fournit des informations sur de nombreux autres sujets, par exemple sur la cryptographie allemande, sur ce que savent les Allemands sur celle des Alliés, sur ce que pensent les nazis de l'emplacement supposé du futur Débarquement, sur les livraisons espagnoles clandestines de tungstène, sur les espions allemands dans les pays neutres (Irlande, Suède...) dans les ambassades alliées voire à Londres




Il révèle nombre de choses sur les relations entre l'Axe et les pays neutres courtisés par les deux camps (Suisse, Turquie...), ou sur ce qui se passe dans les pays satellites ou occupés.

Une des leçons principales de ces lectures est que, petit à petit, les régimes amis se détachent de l'Allemagne. Certains, comme la France vichyste, la Hongrie ou l'Italie, doivent être repris en main et occupés par les Allemands ; d'autres comme la Bulgarie finissent par tourner casaque ; les dictateurs au Portugal ou en Espagne se posent des questions sur leur avenir après la victoire alliée.

Washington et Dulles lui demandent par la suite de se concentrer en priorité sur ce qu'il peut savoir de l'Extrême-Orient, fournissant une aide précieuse aux généraux américains dans la Guerre du Pacifique, sur les plans militaire comme diplomatique - là aussi l'Axe se délite.
Difficile après-guerre

En 1945, Fritz parvient à se réfugier à Berne sous la protection d'Allen Dulles. Après la capitulation du Reich il continue à travailler pour les Américains comme « source de référence » et comme informateur au début de la dénazification.

L'après-guerre est une période moins dangereuse, mais pas très heureuse pour Fritz. Une tentative d'émigration aux États-Unis échoue, l'Allemand n'apprécie pas la vie américaine. La reconnaissance des Alliés est assez réduite : la politique est explicitement de ne pas récompenser les Allemands ayant coopéré avec l'Ouest ou l'Est, car trop d'entre eux l'ont fait sur le tard et par intérêt. Le nombre de « résistants » est effectivement monstrueux.

D'autre part sa réinsertion dans les rangs de la diplomatie allemande de la République fédérale fondée en 1949 est un échec, malgré de nombreux soutiens : trop de ses anciens collègues, même anti-nazis, lui reprochent sa trahison, qui a coûté leur vie à nombre d'Allemands. La dénazification marque aussi le pas avec la mise en place de la Guerre Froide, et les Affaires Étrangères de l'Allemagne de l'Ouest se repeuplent avec les anciens de la période hitlérienne.

Après un passage comme collaborateur du magazine Deutsche Rundschau, qui lui procure un grand soutien moral en justifiant son action de résistant a posteriori, Fritz termine sa carrière comme représentant européen d'un fabricant américain de tronçonneuses, et vit quelques temps en Suisse. Les articles sur son aventure commencent à paraître, mais il ne cherche évidemment pas à leur donner quelque publicité. L'Allemagne de l'Ouest préfère longtemps honorer ses résistants anti-hitlériens morts en héros comme les putschistes du 20 juillet.
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# Posté le vendredi 15 juin 2007 03:16

Modifié le vendredi 15 juin 2007 07:39

La Resistance dans le Ghetto de Varsovie

La Resistance dans le Ghetto de Varsovie
La Resistance dans le Ghetto de Varsovie

Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne. L'armée polonaise fut vaincue en quatre semaines.


Création du ghetto


En 1939, il y avait 1.300.000 habitants à Varsovie dont 380.000 Juifs. La ville fut prise par l'armée allemande dès le début de la Guerre le 30 septembre 1939. Hitler lui-même vint parader dans Varsovie le 5 octobre 1939.

Dès l'hiver 1939-1940, les nazis commencèrent à persécuter les Juifs : obligation de porter un brassard avec l'étoile de David, identification des magasins juifs sur leurs vitrines, obligation de rendre les radios, interdiction de voyager en train (novembre 1939).

Bientôt, on rassemble les Juifs de Pologne dans des quartiers fermés : les ghettos. Il y eut d'abord un ghetto à Lublin et un à Lodz. Le ghetto de Varsovie fut créé le 12 octobre 1940 (jour de la fête juive de Yom Kippour). Puis il y eut ceux de Cracovie, de Lublin, de Czestochowa, de Kielce, de Lwow.



Le Judenrat




Dès la création du Ghetto de Varsovie, à la fin de 1940, les nazis imposèrent la création d'un "Conseil juif" de 24 membres : le Judenrat.
Sous la pression constante des nazis, le Judenrat, sous la direction d'Adam Czerniakow, mit en place un système de services sociaux, éducatifs, religieux et médicaux pour faire face aux problèmes énormes causés par l'afflux des Juifs dans le ghetto. Il y eut jusqu'à 500.000 personnes au début de 1942.


Adam Czerniakow


Adam Czerniakow est né à Varsovie en 1880

Le 4 octobre 1939, quelques jours après la prise de Varsovie par les nazis, Czerniakow fut nommé à la tête du Conseil Juif de Varsovie

Lorsque le 22 juillet 1942, les Allemands annoncent une opération de « transfert des populations vers l'Est », c'est-à-dire la déportation vers les camps de la mort, le président du "Conseil Juif" du ghetto, Adam Tcherniakov, se suicida (23 juillet) pour ne pas avoir à livrer les enfants aux nazis. Les derniers mots de ses carnets sont les suivants :

:" on exige de moi de tuer de mes propres mains les enfants de mon peuple "




La Révolte du Ghetto


C'est un jeune homme d'à peine 24 ans qui est à la tête de l'Organisation Juive de combat du Ghetto de Varsovie , Mordechai Anielewicz reste le symbole de la résistance Juive . Après avoir tenté de chercher de l'aide auprès Adam Czerniakow président du conseil juif du Ghetto ( qui se suicide le 23 Juillet 1942 pour ne pas vouloir livrer des enfants juifs aux nazis ) qui lui refuse cet aide il mobilise son meilleur ami
Itzhak Zucherman , Marek Edelman qui deviendra dirigeant de l'OJC , Simha Kazik qui peut se faire passer pour Aryen , Tosia Altman une jeune fille qui peut elle aussi se faire passer pour aryenne aux yeux des nazis .

Après avoir tenté de rejoindre la Palestine il se fait arrêter à la frontière Polonaise , il parvient à s'échapper de prison emportant avec lui un pistolet Walter P-38 le premier d'une longue série d'armes . Mais c'est lorsqu'il verra un juif jouant du violon devant 3 S.S se faire massacrer par l'un d'entre eux que commençera vraiment sont combat , avec Kazik ils abattrons les 3 Nazis récupérant leurs armes

C'est lui qui déclenche la révolte du Ghetto le 18 Janvier 1943 cette révolte empêche une rafle de juif en direction du camp de Treblinka .



Le général Jürgen Stroop en charge du ghetto est debordé , doit faire venir des renforts: plus de 2000 hommes avec des chars, pour briser la résistance du ghetto.



Le 18 Janvier 1943, des fantassins de Stroop rentrent dans le ghetto, pour deporter les juifs en masse, l'Organisation Juive de Combat les en empêchera courageusement , en les eliminants .



Le lendemain Stroop tente une offensive en vain , ces troupes perdrons des hommes et reculerons



L'effondrement des résistants




Le 19 avril 1943, les nazis décident de déporter les derniers Juifs et pénètrent en force dans le ghetto encerclé : 16 officiers et plus de 2000 Waffen S.S participent à l'action. La résistance est pourtant très importante.



3000 Juifs participent à l'insurrection, mais seulement 600 sont armés, et mal armés. Ils profitent de leur connaissance du terrain, font communiquer entre eux les appartements en abattant des murs, se battent dans les caves transformées en "bunkers". Le combat est inégal, désespéré, ils le savent.

Les combats sont acharnés, les nazis doivent détruire les immeubles et prendre les caves, les unes après les autres.

Mordechai Anielewiczs se suicidera mais avant sa mort il déclarera

:"L'esprit de nos morts formera une nouvelle génération , formera l'âme d'une nouvelle génération de juifs "




Jurgën Stroop sera jugé pour crime contre l'humanité et pendu sur l'ancien site du ghetto de Varsovie

Pour la petite histoire , les nazis evitèrent de rentrer dans le ghetto la nuit, il s'avaient peur des :" fantômes juifs" disaient-ils....

# Posté le vendredi 15 juin 2007 03:24