La Resistance en Grèce

La Resistance en Grèce
La Resistance en Grèce



Le 28 Octobre 1940 , l'Italie imposa un ultimatum à la Grèce.

La Grèce le refusant , les armées du Duce envahirent leur voisin .Contre toute attente , l'armée grecque opposa à l'envahisseur uné résistance acharnée et une série de succès . Furieux de voir son allié italien fourvoyé dans une conquête hasardeuse , Hitler se vit contraint de porter secours au Duce. Les forces de l'Axe passèrent à l'attaque : Les Allemands par la Macédoine et les Bulgare par la frontière Orientale .


La première année d'occupation fut extrêmement difficile. L'administration nazie confisquait toutes les ressources, provoquant sciemment la disette. Au cour de l'hiver 1942, les populations urbaines connurent une terrible famine et l'on estima à 250 000 le nombre de personnes mortes de faim dans les rues d'Athènes.



Une année entière s'écoula avant qu'un accord ne soit trouvé, sous l'égide de la Croix Rouge, grâce auquel l'importation des produits alimentaires de base put reprendre. Malgré l'épouvantable situation économique du pays, le gouvernement collaborateur eut l'obligation de prêter des sommes astronomiques à l'Allemagne, sans qu'elles ne lui soient jamais remboursées.

La résistance grecque s'était organisée dès les premiers mois de l'occupation. Fondé le 27 septembre 1941, l'EAM (Front national de libération), de gauche, représentait le parti le plus important. Les mouvements de résistance commencèrent à gagner du terrain en 1942, avec la formation de groupes armés, tels que l'Elas, l'Edes ou l'Ekka. En mars 1943, les manifestations et les rassemblements furent suffisamment puissants pour empêcher la concrétisation du projet allemand d'enrôler de force tous les travailleurs grecs et de les envoyer travailler dans les usines allemandes. En dépit de la brutalité des représailles allemandes pour tout acte de résistance, les actions de sabotage et les attaques armées se multipliaient.





La population masculine de la petite ville de Kalavryta et de nombreux villages comme Koméno, Kleisoura et Distomon fut décimée de façon barbare par ce type d'opérations aveugles. Mais cela n'empêcha pas les groupes armés de contrôler, à partir de 1944, une grande partie des montagnes du pays.

L'horreur atteignit son paroxysme avec l'extermination de presque tous les Juifs de Grèce. Il existait à Thessalonique, depuis le début du XVIème siècle, une importante communauté juive séfarade représentant l'un des plus grands centres de la culture juive en Méditerranée. Toute cette population fut expatriée et exterminée par les nazis.



Il en fut de même pour les anciennes communautés de Corfou ou de Jannina, pour ne citer qu'elles. En Thrace et en Macédoine orientale, les Bulgares avaient protégé eux-mêmes leur communauté juive, tout en collaborant étroitement avec les Allemands. Seuls certains Juifs, qui avaient participé à la résistance armée ou qui s'étaient bien intégrés aux populations importantes des villes comme Athènes, furent épargnés.





Quelques communautés (Zante, Katérini et Volos) purent heureusement être évacuées et sauvées grâce à l'église, aux groupes de résistance ou aux fonctionnaires de l'administration locale. D'autres durent également leur salut à leurs voisins chrétiens. Néanmoins, les pertes humaines furent considérables : plus de 58 800 Juifs grecs furent exterminés, soit 82% de la population juive.

La Grèce subit de très lourdes pertes humaines et matérielles. Sur le plan humain, on estime à 687 000 le nombre total de morts. L'infrastructure, quant à elle, fut détruite par les combats, les bombardements, le sabotage et le pillage. Mais le pire était à venir. On savait que les groupes de résistance étaient armés et déjà impliqués dans leur conflit de politique interne. En 1944, les gouvernements royal britannique et grec envisagèrent une confrontation armée avec le front national de libération (EAM), dont l'influence s'étendait à toutes les zones rurales et à la majorité des villes principales, bénéficiant alors du soutien de la plupart des Grecs.

En octobre 1944, Athènes fut libérée. C'est avec enthousiasme que la nation réjouie accueillit les armées grecque et britannique.






Malheureusement, un antagonisme surgit bientôt entre les résistants de l'EAM, qui couvraient la majorité des villes et des campagnes, et le gouvernement royal, soutenu par les britanniques.



Ainsi, le 3 décembre 1944, à la suite de l'échec des tentatives pour trouver un compromis, un conflit armé éclata à Athènes. En février 1945, après un mois de lutte forcenée dans les rues, l'EAM et le gouvernement grec se réunirent à Varkisa pour parvenir à un accord, entériné par le gouvernement britannique. Les termes de l'accord prévoyaient, notamment, le désarmement des groupes de résistance, la "démocratisation" des forces armées, de la police et de l'administration grecques et enfin, l'organisation transparente d'un référendum impartial par le monarque.

Aucun des articles de l'accord ne se concrétisa totalement, mis à part le désarmement partiel et la démobilisation de la plupart des groupes de résistance de gauche. Les anciens libéraux vénizélistes, eux, étaient utilisés à leurs dépens par le roi.




En dehors des villes, les royalistes exacerbaient les passions politiques avec leur terrorisme blanc. L'aile gauche de l'opposition fut peu à peu amenée à la guerre civile. Le parti communiste, dirigé par son ancien leader, Zachariadis (de retour de Dachau), assuma son rôle de principale force d'opposition, mais se révéla incapable de maintenir une politique stable.




L'erreur fondamentale de Zachariadis fut d'appeler à l'abstention pour les élections de mars 1946.


C'est ainsi que les communistes se coupèrent de la scène politique. Néanmoins, premièrement, la provocation permanente et les humiliations subies par les anciens résistants, deuxièmement le rétablissement d'une administration et d'une armée autoritaires et troisièmement, la prédominance marquée de forces politiques royalistes et d'extrême-droite dans le camp anticommuniste menèrent inéluctablement l'aile gauche de l'opposition à la guerre civile, qui éclata en octobre 1946.
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# Posté le vendredi 15 juin 2007 04:48

La Résistance en Norvège

La Résistance en Norvège
La Résistance en Norvège




La Norvège envahie par les Allemands , le roi Haakon se réfugie à Londres et refuse de reconnaître le gouvernement de collaboration dirigé par Vidkun Quisling.

Après la campagne de Norvège , une partie de l'armée de terre et la marine norvégienne se refugient en Grande-Bretagne.Les premières actions de la résistance norvégienne sont des sabotages perpétrés par des agents norvégiens formés en Grande-Bretagne.
Des navires de pêche assurent des liaisons régulières entre les Shetland britanniques et les îles Norvégiennes. Leur navette est si fréquente qu'on les appelle les :" Setlands Bus"

Les actions armées se multiplient. L'une d'elles organisée par les Britanniques aux îles Lofoten en mars 1941 est couronnée de succès : plusieurs navires allemands sont coulés ( 19 000 tonnes à , 18 Usines d'huiles de poisson détruites , et 213 allemands faits prisonniers.



La Bataille de l'eau lourd

Obsédé par le risque d'un débarquement allié en Norvège, Hitler renforce les garnisons d'occupation . A la fin de 1942, le nombre de soldats allemands en Norvège atteint
250 000 hommes !

A La suite d'une dénonciation , en avril 1942, 50 membres de la plus importante organisation de résistance norvéguenne ;
" Milorg"
( Organisation crée en 1941 par le général Ruge ) , sont arrêtés par la Gestapo.

Le SOE décide alors de n'entreprendre à l'avenir que des opération à risques limités.
La plus importante d'entre elle est connue sous le nom de:" LA BATAILLE DE L EAU LOURDE
Elle devait mettre l'Allemagne nazie hors de la course à l'arme atomique , basée sur la technologie de l'eau lourd. La tentative de bombardement de l'usine de :" Rjukan" dans la province de Telemark échoue. En Mars 1943 , un groupe parachuté par les Britanniques , réussit à faire sauter une partie de l'usine , qui sera par la suite bombardée par l'aviation américaine , cette fois avec succès.

En février 1944, un commando coule à Tinnojöen une citerne contenant 600 litres d'eau lourde. Les répression Allemandes sont féroces ;

Dans la nuit du 15 au 16 Août 1943 , 1 100 fonctionnaires norvégiens sont arrêtés , le 30 octobre c'est autour de 1200 étudiants et 30 professeur de l'université d'Oslo.

En 1944 , suite à la mise en oeuvre par l'Allemagne du Bureau du Travail obligatoire , une partie des jeunes hommes se réfugie dans les fôrets sans toutefois former d'unités de partisants proprementt dites . Un Grand Nombre d'entre eux passe en Suède , pays neutre . Les plus durements éprouvés sont les habitants de la province de Finnmark dans le Grand Nord.

Lors du retrait des armées ennemies de Finlande , à partir de l'automne 1944 , les Allemands appliquent la tactique de la terre brûlée afin de retarder l'armée rouge qui les poursuit .

A L'annonce de la capitulation allemande , le commissaire du Reich en Norvège Terboven se suicide. Le roi Haakon peut enfin retourner dans son pays
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# Posté le vendredi 15 juin 2007 04:52

La Resistance au Danemark

La Resistance au Danemark
La Resistance au Danemark


Le 9 Avril 1940 le Danemark est occupé par les troupes allemandes . Son gouvernement estime que tout combat serait inutile et signe avec son envahisseur un pacte afin de garantir l'ordre et le calme dans le Royaume

En dehors des frontières du pays neanmmoins , l'ambassadeur du Danemark aux Etats-Unis refuse d'obeir au gourvenement de Copenhague tout en demeurant à son poste .
IL décide de mettre à la disposition des Americains les bases Dannoises du Groenland .
IL s'agit de la première manifestation du mouvement danois de libération



Presse clandestine et grèves des usines

En 1941 , commencent à parâitre au Danemark des journaux clandestins . En mars 1943, on en compte 80 et en mars 1945 , 265 .
En juillet 1943, en toute illégalité est formé dans le Pays le Conseil Dannois de libération.
Des divers courants politiques se retrouvent en son sein . Un mois plus tard à Esbjerg , débute une série de grèves , provoquée par l'instauration d'un couvre feu par les allemands .

Ensuite les grèves se propagent à Odensee, Aalborg, et Elsenor . On assiste à des heurts de la population avec des unités allemandes .
Copenhague connait une série d'attentats . Le 28 Aout , le commandant en chef des forces allemandes d'occupation , le général Hanneken adresse au gouvernement Dannois un Ultimatum . IL s'agit de déclarer le Dannemark comme état de siège Allemand et d'arrêter les saboteurs que la police Dannoise doit remettre à la Gestapo .

En Juin 1944 , après la destruction par les unités armées de la résistance d'une fabrique d'arles à Copenhague , la capitale danoise se trouve privée d'eau , de gaz , de téléphone et de transport public . Les combats de rue éclatent . Cependant le 3 Juillet , la résistance donne l'ordre de retourner au travail , afin d'éviter un massacre .

A la fin de 1944 , les organisations unifiées au sein de la résistance appellent à la grève générale qui éclate aussitot et oblige les Allemands à suspendre l'état de siège et son cortège de décret !
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# Posté le vendredi 15 juin 2007 04:54

La Resistance à Alger

La Resistance à Alger
La Resistance à Alger : José Aboulker


José Aboulker est né le 5 mars 1920 à Alger dans une famille juive. Son père est médecin hospitalier et Professeur à la Faculté de Médecine d'Alger.

Etudiant en Médecine, José Aboulker est mobilisé à Alger en avril 1940; il sera démobilisé en février 1941.

Il est l'un des principaux animateurs de la Résistance en Algérie et prépare l'aide française au débarquement allié avec Henri d'Astier de la Vigerie, le colonel Jousse et la mission Murphy.

Dans la nuit du débarquement américain, le 8 novembre 1942, il commande au Commissariat Central, l'occupation d'Alger par 400 résistants.

Ceux-ci neutralisent les centres de commandement et de transmissions et arrêtent les responsables militaires et civils du Gouvernement de Vichy.



Avec leur aide, les Alliés prennent en quinze heures Alger, son port intact et les commandants en chef de l'Armée d'Afrique. José Aboulker est arrêté et déporté dans le Sud Algérien, en décembre 1942, après l'exécution de Darlan qui sert de prétexte, avec d'autres résistants qui mènent campagne pour la venue du général de Gaulle à Alger.

Libéré, il rejoint Londres en mai 1943.

Délégué à l'organisation du service de santé des Maquis et des F.F.I. et pour l'organisation sanitaire civile à la libération, il est envoyé en mission en France en octobre 1943.

De retour à Londres en juillet 1944, il gagne Alger.

En août 1944, il repart pour une deuxième mission dans les régions de zone sud en insurrection afin d'aider à l'installation des commissaires de la République à Toulouse, Limoges et Clermont-Ferrand.

Délégué de la Résistance d'Algérie à l'Assemblée Consultative Provisoire de Paris en 1944-1945.

Il reprend en 1946 ses études de Médecine .

Interne des Hôpitaux de Paris en 1948.

Professeur, chef de service de neurochirurgie des Hôpitaux de Paris.

José Aboulker est membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis juin 1999.

# Posté le vendredi 15 juin 2007 05:04

Modifié le samedi 16 juin 2007 03:32

La Resistance en Russie

La Resistance en Russie
Les Partisans sovétiques

Staline ordonne le 3 Juillet 1941 , la tactique de la :"terre brûlée" : ne rien laisser à l'ennemi quitter à ruiner le pays et à affamer la population . La :" Politique du pire" telle est la constante application du communisme de guerre depuis la Revolution d'Octobre . Guérilla contre l'envahisseur nazi .


La situation dans les territoires d'URSS conquis par l'Allemagne est complexe .

Lors de l'invasion Hitlérienne , l'immense majorité des peuples de l'empire rouge , les Baltes , les Biélorusses et les Ukrainiens , considèrent les Allemands comme des libérateurs . Des villages entiers sortent au devant des colonnes de la Wehrmacht et accueillent l'armée allemande en offrant :" du pain et du sel" .



Cependant l'atmosphère reste tendue : des maraudeurs soviétiques marchent vers l'est en pillant les villages , tandis que des centaines de milliers de prisonniers soviétiques sont conduits vers l'ouest .


Les Allemands une fois installés , commence à déporter de la main d'oeuvre .

Les :" Einsatzgruppen" se mettent à traquer les communistes , les Juifs et les nationalises soviétiques .


Les mentalités changent , la Resistance s'organise . Les évadés des camps de prisonniers et des ghettos forment des unités armées dans les fôrets . ILs sont très vite rejoints par les cadres locaux du Parti communiste , puis d'autres, parachutés qui encadrent les groupes et en assurent le commandement .

Ces groupes clandestins réquisitionnent vivres , vêtements , bétail . Les forces allemandes de maintien de l'ordre appliquent sans hésiter la responsabilité collective .

Les villages soupçonnés d'aider les :" bandits" brûlent par centaines avec leurs habitants .




Staline ordonne aux partitants de détruire tout ce qui pourrait être utile à l'envahisseur .

Le 30 Mai 1942 , est crée l'état major du mouvement partisant de l'Ukraine avec sa tête, Théodore Starkatch, un commissaire du peuple du NKVD ( Ancêtre du KGB ) .


Son rayon d'action englobe une partie des territoires orientaux de la Pologne .

Son rôle : coordonner l'activité des groupes armés grâce aux cellules clandestines locales du parti . En se retirant des teritoires conquis par l'armée allemande , les Soviétiques ont prit soin de laisser sur place le plus grand nombre possible d'agents du parti ainsi que de l'appareil du NKVD . ILs avaient tous un rôle à jouer en temps voulu .




Les troupes de partisants sont aussi bien composées de locaux , que de déserteurs de
la :" Shuma" ( Formation locale au service des Allemands ) , des Ostruppen , ou de l'organisation Todt ( qui comprends des Autrichiens , des Slovaques et même des Français ) .

Chaque brigade possède un poste radio , afin d'assurer une liaison permanente avec la :" centrale" de Moscou .



En faisant abstraction des méthodes employées par les partisants soviétiques à l'encontre de la population et de leurs concurrents politiques , leur activité militaire s'avère efficace .

Rien qu'en Bielorussie , leur nombre atteint quelque 400 000 maquisards groupés en 210 brigades . Moins de la moitié survivrons jusqu'à la libération .

Les partisants ont éliminé environ 500 000 soldats et fonctionnaires des services auxiliaires allemands , les partisants ne faisaient aucun prisonniers .


Lorsque l'Armée Rouge s'empare à nouveau des territoires contrôlés où opèrent les partisants , ces derniers songent que pour eux tous , l'heure est venue d'être incorpoeés dans l'armée régulière pour continuer la lutte....


Mais les choses ne sont pas si simples ; Le NKVD et le SMERSH ( le contre espionnage militaire) maintiennent leur implacable surveillance .

Ceux-là pensent que les années de :" liberté" passées dans les fôrets ont fait oubluer aux partisans la discipline sovétique, faisant d'eux des hommes idéologiquement suspects .


Aussi la première mesure est de désarmer massivement les partisans de les isoler et de les placer dans des camps spéciaux , où ils seront passés au crible par les :" organes compétents".


Le même traitement s'appliquera à tout ceux qui , faits prisonniers par les Allemands , auront le malheur d'être liberés par les Américains ou les Anglais : se rendre à l'ennemi fut declaré par Staline comme équivalant à la trahison et le moindre contact avec les :" impérialistes" implique immédiatement pour commencer dix ans de camp .


Quand aux partisans déserteurs de la Shuma ou des :" Osttrupen" de Vlassov , ils seront tous executés ou déportés ..
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# Posté le samedi 16 juin 2007 04:12

Modifié le samedi 16 juin 2007 04:22